Confiance et familiarite
Pour décrire les sociétés modernes il faut prendre en compter deux changements structurels interdépendants : la diversification et la particularisation croissantes du familier et du non familier ; le remplacement progressif du danger par le risque, c’est-à-dire par la possibilité de dommages futu...
Gespeichert in:
| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2001
|
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Pour décrire les sociétés modernes il faut prendre en compter deux changements
structurels interdépendants : la diversification et la particularisation croissantes du
familier et du non familier ; le remplacement progressif du danger par le risque,
c’est-à-dire par la possibilité de dommages futurs pouvant résulter de nos actions ou
de nos omissions, possibilité que nous avons à prendre en considération. S’il en est
ainsi, nos actions rationnelles exigent, comme une évidence, que nous prenions des
risques ; et prendre des risques implique, dès lors que d’autres sont impliqués, de
risquer sa confiance. Mais, s’il en est ainsi, nous sommes susceptibles d’entrer tôt ou
tard dans un cercle vicieux : ne pas risquer sa confiance, perdre ses possibilités
d’action rationnelle, perdre la confiance assurée dans le système, etc., ce qui nous
rend d’autant moins préparés à risquer notre confiance. Nous pouvons alors
continuer à vivre mais avec un nouveau type d’anxiété vis-à-vis des résultats futurs
de nos décisions présentes, et en soupçonnant généralement les transactions d’être
malhonnêtes. Cet article propose une clarification conceptuelle des différentes
formes de confiance et une analyse de leurs fonctions dans les sociétés modernes. |
|---|