Faire « le bien du plus grand nombre » ?

Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Κύριος συγγραφέας: Fontana, Aris Della
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2026
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RESS_641_0063
record_format cairn
spelling cairn-RESS_641_0063RESSRevue européenne des sciences sociales https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-sciences-sociales-2026-1-page-63?lang=fr https://doi.org/10.4000/16a71 Faire « le bien du plus grand nombre » ? Fontana, Aris Della2026 monopolemythe de Romepatriotismepetite culturepropriététravail salariémonopolymyth of Romepatriotismpropertysmall-scale agriculturewage labourfre Revue européenne des sciences sociales | 64-1 | 1 | 2026-06-08 | p. 63-86 | 0048-8046 RESS_64123 Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter l’« esprit de monopole » des grands fermiers – qui s’exerçait sur les terres, mais aussi sur le prix du travail et des grains – au moyen de lois et d’impôts. Simultanément, les grands propriétaires, plutôt que d’être expropriés par une nouvelle Lex Licinia, devaient être persuadés de diviser leurs terres en petites fermes et de les louer à des familles de paysans. Exprimé dans un langage républicain non dénué d’ambiguïté, ce projet de réforme préconisait un pacte social garantissant l’intérêt public et l’harmonie politique : la population rurale aurait gagné en aisance et en vertu, tandis que la noblesse aurait conservé sa prééminence en adoptant une perspective patriotique.According to proponents of “small-scale agriculture,” the concentration of property and large-scale farming prevented peasants from cultivating their own land. This forced them to become poorly paid laborers, while exposing them to unemployment. Miserable and uprooted, the rural population thus lost its sense of patriotism. It was necessary to restrict the “monopolistic spirit” of large farmers—which extended to land, but also to the cost of labour and grain—through legislation and taxation. At the same time, rather than being expropriated through a new Lex Licinia, large landowners were to be persuaded to divide their estates into small farms and lease them to peasant families. Expressed in a somewhat ambiguous republican language, this reform project advocated a social pact guaranteeing the public interest and harmony within the body politic. The rural population would gain in prosperity and virtue, while the nobility would retain its pre-eminence by adopting a patriotic outlook.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic monopole
mythe de Rome
patriotisme
petite culture
propriété
travail salarié
monopoly
myth of Rome
patriotism
property
small-scale agriculture
wage labour
spellingShingle monopole
mythe de Rome
patriotisme
petite culture
propriété
travail salarié
monopoly
myth of Rome
patriotism
property
small-scale agriculture
wage labour
Fontana, Aris Della
Faire « le bien du plus grand nombre » ?
topic_facet monopole
mythe de Rome
patriotisme
petite culture
propriété
travail salarié
monopoly
myth of Rome
patriotism
property
small-scale agriculture
wage labour
description Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter l’« esprit de monopole » des grands fermiers – qui s’exerçait sur les terres, mais aussi sur le prix du travail et des grains – au moyen de lois et d’impôts. Simultanément, les grands propriétaires, plutôt que d’être expropriés par une nouvelle Lex Licinia, devaient être persuadés de diviser leurs terres en petites fermes et de les louer à des familles de paysans. Exprimé dans un langage républicain non dénué d’ambiguïté, ce projet de réforme préconisait un pacte social garantissant l’intérêt public et l’harmonie politique : la population rurale aurait gagné en aisance et en vertu, tandis que la noblesse aurait conservé sa prééminence en adoptant une perspective patriotique.
author Fontana, Aris Della
author_facet Fontana, Aris Della
author_sort Fontana, Aris Della
title Faire « le bien du plus grand nombre » ?
title_short Faire « le bien du plus grand nombre » ?
title_full Faire « le bien du plus grand nombre » ?
title_fullStr Faire « le bien du plus grand nombre » ?
title_full_unstemmed Faire « le bien du plus grand nombre » ?
title_sort faire « le bien du plus grand nombre » ?
publishDate 2026
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-sciences-sociales-2026-1-page-63?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.4000/16a71
_version_ 1877284615826178048