Faire « le bien du plus grand nombre » ?

Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter...

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Autore principale: Fontana, Aris Della
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2026
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Selon les partisans de la « petite culture », la concentration des propriétés et le grand fermage contraignaient les paysans à devenir des ouvriers mal rémunérés, tout en les exposant au chômage : misérable et déraciné, le peuple rural perdait ainsi son sentiment patriotique. Il fallait donc limiter l’« esprit de monopole » des grands fermiers – qui s’exerçait sur les terres, mais aussi sur le prix du travail et des grains – au moyen de lois et d’impôts. Simultanément, les grands propriétaires, plutôt que d’être expropriés par une nouvelle Lex Licinia, devaient être persuadés de diviser leurs terres en petites fermes et de les louer à des familles de paysans. Exprimé dans un langage républicain non dénué d’ambiguïté, ce projet de réforme préconisait un pacte social garantissant l’intérêt public et l’harmonie politique : la population rurale aurait gagné en aisance et en vertu, tandis que la noblesse aurait conservé sa prééminence en adoptant une perspective patriotique.