Pourquoi le « marchandage » parétien a-t-il été oublié au profit exclusif du « tâtonnement » walrassien ?

En opposant le tâtonnement walrassien au marchandage parétien, cette contribution examine la position de Vilfredo Pareto sur la question de la stabilité de l’équilibre général et suggère une explication de l’abandon de son intuition par les théoriciens modernes. Dans le vocabulaire de Pareto, le mar...

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Auteur principal: Bridel, Pascal
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2024
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:En opposant le tâtonnement walrassien au marchandage parétien, cette contribution examine la position de Vilfredo Pareto sur la question de la stabilité de l’équilibre général et suggère une explication de l’abandon de son intuition par les théoriciens modernes. Dans le vocabulaire de Pareto, le marchandage n’est qu’une toute première approximation logique sans aucun lien avec la réalité des marchés en temps historiques. Se demander pourquoi Pareto n’a pas jugé utile de développer son idée de marchandage permet aussi d’aider à préciser le statut qu’il attribue à sa théorie pure. S’il n’avait pas été négligé par les théoriciens de l’équilibre général, son refus d’y intégrer un théorème de stabilité, aurait peut-être permis à la théorie économique de s’épargner plus de trente années d’un labeur épuisant pour aboutir finalement aux résultats négatifs de Hugo F. Sonnenschein, Ricardo Mantel et Gérard Debreu.