Le capital social et le renforcement des « capacités de développement » des communautés rurales : les enseignements d'une étude canadienne

RésuméDans le cadre de l’Initiative de recherche sur la Nouvelle Économie Rurale (NÉR), une étude a été menée pour tenter de valider, à partir d’un modèle opératoire, la mesure du « capital social » dans une communauté rurale et son lien avec le dynamisme socio-économique local. Cet article présente...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Jean, Bruno, Épenda Muteba Wa, Augustin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméDans le cadre de l’Initiative de recherche sur la Nouvelle Économie Rurale (NÉR), une étude a été menée pour tenter de valider, à partir d’un modèle opératoire, la mesure du « capital social » dans une communauté rurale et son lien avec le dynamisme socio-économique local. Cet article présentera la recherche, et ses résultats, qui confirme l’hypothèse d’une influence des « capacités » de développement que sont le capital social et la gouvernance sur la prospérité des communautés locales.La notion de « capital social », issue des travaux de Pierre BOURDIEU en France, a été remise à la mode par les recherches de PUTNAM sur l’Italie et de COLEMAN sur les États-Unis. L’originalité ici, c’est la tentative de mesure du capital social dans une petite collectivité sur la base de la définition opératoire qu’en ont faite les auteurs FLORA & FLORA aux États-Unis. Rappelons que selon ces auteurs, le capital social comprend trois grandes dimensions : l’ouverture à la diversité, la capacité de travailler ensemble et la qualité des liens « bounding » et « bridging » ou des réseaux avec l’extérieur de la communauté.Une vaste enquête dans les ménages ruraux en 2001 répartis dans une vingtaine de collectivités partout au Canada et déjà identifiées comme en difficulté ou dynamiques, a permis de mesurer les perceptions des résidents sur des indicateurs du capital social et construire un indice du niveau du capital social en fonction de la trajectoire de développement de la communauté. La corrélation entre son dynamisme économique et la présence d’un capital social fort a été démontrée. Cette recherche visait la connaissance des facteurs intangibles de développement présents dans les réalités locales. Elle vise très directement à fonder théoriquement de nouvelles approches d’intervention locale. Il s’agit aussi de trouver des fondements pour élaborer des politiques publiques de développement local plus appropriées et visant effectivement le renforcement des capacités de développement communautaire.