La concentration spatiale de l'urbanisation : un problème de développement ? L'émergence de Montréal au 19ème siècle
RésuméL’urbanisation est fréquemment interprétée comme une manifestation des économies d’agglomération et, suivant cette logique, une concentration de l’urbanisation autour d’un seul site pourrait découler d’économies d’agglomération particulièrement effectives. Dans une toute autre littérature s’in...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2004
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméL’urbanisation est fréquemment interprétée comme une manifestation des économies d’agglomération et, suivant cette logique, une concentration de l’urbanisation autour d’un seul site pourrait découler d’économies d’agglomération particulièrement effectives. Dans une toute autre littérature s’inspirant de contributions maintenant classiques comme HOSELITZ (1953), le même phénomène de concentration indique un problème de développement. Le développement régional et son activisme de bon aloi reposent en partie sur cette deuxième interprétation. Le texte porte sur une étude de cas : l’urbanisation de la Province de Québec au 19e siècle, surtout concentrée autour du site de Montréal, dont l’interprétation s’est largement inspirée du paradigme de l’urbanisation hiérarchisée. Après avoir décrit sommairement la croissance de Montréal et l’urbanisation des régions avoisinantes, le texte présente une courte synthèse de la littérature permettant de saisir la portée de ce paradigme. La troisième partie revoie l’interprétation de l’émergence de Montréal au 19e siècle à la lumière de données nouvelles sur l’activité économique dans sa périphérie peu urbanisée et en prenant en considération le mode de transport disponible alors dans la périphérie. Compte tenu de l’analogie du point de vue de la structure des coûts entre ce mode de transport et les transports terrestres modernes, la dernière section conclut sur le bien-fondé d’une interprétation plus nuancée de la concentration de l’urbanisation dans plusieurs économies contemporaines en développement. |
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