Du rejet de la subjectivité individuelle à la subjectivité sociétale de ce rejet

La clinique ne se laisse pas figer au sein de référentiels immuables. Les descriptions de « nouvelles pathologies » comme leur disparition prennent corps via un contexte sociétal qui permet, ou non, à un moment historique donné, telle ou telle possibilité d’expression. Cette subjectivité sociétale e...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Auxéméry, Yann
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2013
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:La clinique ne se laisse pas figer au sein de référentiels immuables. Les descriptions de « nouvelles pathologies » comme leur disparition prennent corps via un contexte sociétal qui permet, ou non, à un moment historique donné, telle ou telle possibilité d’expression. Cette subjectivité sociétale est exacerbée lors des guerres où l'affrontement des pulsions fait rage, créant parfois de « nouveaux diagnostics ». Après bien des conflits armés, ont été décrites de « nouvelles » entités cliniques comme l’état de stress post-traumatique et le syndrome de la guerre du Golfe. Tout en venant régulièrement dénier la subjectivité d’un sujet, la caractérisation d’une maladie, qui se répand telle une épidémie dans la société, interroge la subjectivité d’une époque. S’éloignant progressivement des standards d’inconduite pour focaliser notre réflexion sur les subjectivités traumatiques sociétales et individuelles, nous verrons que cette réflexion peut être thérapeutique au niveau individuel et collectif. L’état de stress post-traumatique est une pathologie qui interagit avec le contexte sociétal : d’une part, le trauma s’établit sur la remise en cause brutale de valeurs sociales qui semblaient immuables et, d’autre part, le concept clinique et nosographique d’état de stress post-traumatique est changeant avec l’évolution des sociétés. N’étant pas simplement universel, comme une réaction biologique à un stress, pour au contraire s’attacher au singulier et aux circonstances sociétales, le traumatisme individuel du patient et sa théorisation par le clinicien-chercheur rejoignent la subjectivité de l’un comme de l’autre, via la subjectivité de l’époque à laquelle ils appartiennent.