Antiphon : devin, sophiste, cuisinier de paroles
« Chez tous les hommes, en effet, la pensée gouverne le corps pour la santé et la maladie et pour tout le reste », disait Antiphon qui, selon les doxographes, pouvait « soigner en recourant au langage ceux qui étaient dans l’affliction ». Cet art d’ôter le chagrin qu’il exerça pendant quelque temps...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2010
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | « Chez tous les hommes, en effet, la pensée gouverne le corps pour la santé et la maladie et pour tout le reste », disait Antiphon qui, selon les doxographes, pouvait « soigner en recourant au langage ceux qui étaient dans l’affliction ». Cet art d’ôter le chagrin qu’il exerça pendant quelque temps à Corinthe, son activité rhétorique (judiciaire) à laquelle il s’est totalement consacré par la suite, sa conception de la divination (et par extension l’onirocrisie) sont directement liés à sa réflexion philosophique qui paraissait radicale à son époque. Leur axe commun – la structure de l’interprétation, la fluidité/flexibilité du langage et son caractère performatif lorsqu’il est énoncé au moment opportun – s’inscrit dans une problématique qui fait apparaître des affinités entre Sophistique et Psychanalyse. |
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