Soixante-dix ans de mutations de la structure productive française

Cet article retrace les grandes évolutions de la structure productive française entre 1949 et 2021, en s’appuyant sur les tableaux des entrées-sorties (TES) produits par l’INSEE. À partir d’indicateurs issus de la comptabilité nationale et de la théorie des réseaux, il propose une lecture quantitati...

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Auteur principal: Grassi, Basile
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article retrace les grandes évolutions de la structure productive française entre 1949 et 2021, en s’appuyant sur les tableaux des entrées-sorties (TES) produits par l’INSEE. À partir d’indicateurs issus de la comptabilité nationale et de la théorie des réseaux, il propose une lecture quantitative des mutations sectorielles de long terme. Trois dimensions principales sont explorées : l’importance relative des branches dans la création de richesse (mesurée par les poids de Domar), leur degré d’ouverture à l’international (parts d’importations et d’exportations), et leur position dans le réseau de production (upstreamness et connectivité). L’analyse met en évidence un recul structurel de l’agriculture et de l’industrie, compensé par la montée en puissance des services. L’ouverture internationale s’est généralisée, particulièrement dans l’industrie à partir des années 1970. Le réseau productif s’est progressivement reconfiguré autour de branches plus proches de la demande finale, traduisant une tertiarisation de l’économie et une réduction de la complexité des chaînes de valeur domestiques. Enfin, l’étude révèle des dynamiques différenciées au sein même de l’industrie : certaines branches (agroalimentaire, industries traditionnelles) ont décliné, tandis que d’autres (énergie, transports) ont conservé un rôle central.