Désindustrialisation et décrochage productif de la France
L’Europe et les États-Unis connaissent tous deux un recul du poids de l’industrie manufacturière mais cette évolution ne suffit pas à expliquer le décrochage productif observé en France vis-à-vis des États-Unis. Celui-ci résulte principalement de performances productives plus faibles dans des secteu...
Sparad:
| Huvudupphovsmän: | , , , |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2026
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | L’Europe et les États-Unis connaissent tous deux un recul du poids de
l’industrie manufacturière mais cette évolution ne suffit pas à expliquer le
décrochage productif observé en France vis-à-vis des États-Unis. Celui-ci résulte
principalement de performances productives plus faibles dans des secteurs clés,
en particulier l’information et la communication, l’industrie manufacturière
ainsi que le commerce et la réparation automobile. La France s’inscrit dans un
sentier de croissance moins favorable que celui des États-Unis dans ces secteurs,
caractérisé par une productivité globale des facteurs moins dynamique et un
investissement relativement plus faible dans les actifs au cœur de la transition
numérique, laquelle s’accompagne aux États-Unis de gains de productivité
substantiels. En outre, le tissu productif français est marqué par une forte
proportion de micro-entreprises et un nombre plus limité d’entreprises de taille
intermédiaire ou à forte croissance. À l’inverse, l’économie américaine se
distingue par une concentration d’entreprises de grande taille, notamment
dans les services à haute valeur ajoutée. Le décrochage productif français reflète
ainsi les limites d’un modèle de croissance qui peine à exploiter pleinement la
transition numérique et à transformer investissement et innovation en gains de
productivité marqués. |
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