Les jeux olympiques, objet et vitrine des relations internationales ?
Le sport est entré dans l’arène des relations internationales dès le début du XXe siècle et n’en est jamais ressorti depuis. Fort de sa dramaturgie et vecteur symbolique d’un affrontement « pacifique » entre nations, il s’est particulièrement épanoui lors des Jeux olympiques, rendez-vous médiatique...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2024
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Le sport est entré dans l’arène des relations internationales dès le début du XXe siècle et n’en est jamais ressorti depuis. Fort de sa dramaturgie et vecteur symbolique d’un affrontement « pacifique » entre nations, il s’est particulièrement épanoui lors des Jeux olympiques, rendez-vous médiatique mondialisé. Cette compétition est le produit du système olympique réunissant une sphère sportive, dominée par le CIO, une sphère économique constituée des diffuseurs et des sponsors, une sphère de régulation (Tribunal arbitral du sport et Agence mondiale antidopage) et des acteurs externes qui tentent d’utiliser cette dernière à des fins géopolitiques (États et ONG). Ce sont principalement les États qui instrumentalisent le sport en utilisant des outils de relations internationales comme la reconnaissance, les stratégies d’influence et de puissance. Les ONG et les athlètes sont des acteurs qui agissent plutôt en passagers clandestins avec leurs propres techniques ( naming and shaming et l’ ambush marketing) pour les ONG. Quant au CIO, il tente de conserver le contrôle des Jeux en utilisant son droit de reconnaissance et son corollaire, l’exclusion, pour y parvenir. Par ailleurs, il a dû développer une diplomatie économique et sportive pour tenter de contrer certaines stratégies d’influence tentées par les autres acteurs et se rapprocher de l’ONU.
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