Éclipse puis résurgence de la souveraineté alimentaire
La notion de souveraineté économique a connu une longue éclipse, indissociable d’une globalisation des économies qui portait en elle l’ambition de voir les États s’effacer devant le principe de fluidité dans la circulation des hommes, des biens et des capitaux. Le recul de la souveraineté a parfois...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2024
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La notion de souveraineté économique a connu une longue éclipse, indissociable d’une globalisation des économies qui portait en elle l’ambition de voir les États s’effacer devant le principe de fluidité dans la circulation des hommes, des biens et des capitaux. Le recul de la souveraineté a parfois même été associé à un objectif d’apaisement des intérêts des nations par le commerce, signifiant par là que la globalisation constituerait un mode d’organisation des sociétés. La souveraineté alimentaire n’a pas échappé à ce processus de fond, que ce soit par la voie d’échanges internationaux que l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), puis l’OMC, ont réorganisés à partir de 1994, ou au travers des réformes de la Politique agricole commune de l’Union européenne. Toutefois, à la faveur de la pandémie de Covid-19 et, surtout, de la guerre en Ukraine, on assiste à une résurgence de la notion de souveraineté économique et, singulièrement, dans le registre de l’alimentation. Cet article entend revenir sur les conditions économiques et politiques de ce retour de la souveraineté et sur l’interprétation qu’il convient d’en donner.
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