Mesurer l’impact de la crise Covid-19
Dans un contexte de crise sanitaire inédite consécutive à la propagation de la COVID-19, la Banque de France a adapté son système d’information en temps réel. Les restrictions administratives ont eu un impact variable selon les secteurs. Tout d’abord, l’enquête mensuelle de conjoncture (EMC) a été m...
Đã lưu trong:
| Những tác giả chính: | , |
|---|---|
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2020
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Dans un contexte de crise sanitaire inédite consécutive à la propagation de la COVID-19, la Banque de France a adapté son système d’information en temps réel. Les restrictions administratives ont eu un impact variable selon les secteurs. Tout d’abord, l’enquête mensuelle de conjoncture (EMC) a été mobilisée pour estimer les pertes d’activité et de PIB. Elle a inclus deux nouveaux types de questions pour évaluer respectivement le niveau d’activité du mois écoulé et du mois à venir ainsi que le pourcentage des effectifs en télétravail. La qualité du recueillement des données de l’enquête a été maintenue. En avril, dans l’industrie, le secteur automobile aurait été le secteur plus vulnérable (11 % du niveau normal d’activité contre 51 % en moyenne) tandis que dans les services marchands (50 % du niveau normal d’activité), les secteurs les plus impactés ont été ceux de l’hébergement (1 % du niveau normal), de la restauration (6 %) et de la réparation automobile (16 %). Cette adaptation de l’EMC a également permis d’évaluer la baisse du PIB à 32% pour la deuxième quinzaine de mars et à 27 % pour le mois d’avril. Avec le déconfinement, la perte de PIB se serait rapidement réduite pour atteindre 5 % du niveau normal en août. Ensuite, le suivi auprès des banques commerciales des principaux comptes financiers des ménages et des entreprises a été réalisé à une fréquence plus élevée (hebdomadaire). Cette collecte de données a permis de constater très rapidement entre mars et août : (i) pour les entreprises, une envolée simultanée de leur endettement (+178 milliards d’euros de leur dette brute) et de leur trésorerie (+174 milliards) ; (ii) pour les ménages, une forte hausse de leur épargne bancaire (+87 milliards). |
|---|