Les comportements de consommation des ménages ont-ils été affectés par la crise de 2008 ?
Nous cherchons à expliquer l’évolution de la consommation dans cinq grands pays industrialisés (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis) entre 1990 et 2015 à partir de ses déterminants traditionnels. Alors que la littérature sur les effets de richesse porte essentiellement sur la pério...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2017
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Nous cherchons à expliquer l’évolution de la consommation dans cinq grands pays industrialisés (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis) entre 1990 et 2015 à partir de ses déterminants traditionnels. Alors que la littérature sur les effets de richesse porte essentiellement sur la période antérieure à la crise de 2008, nous intégrons les années post-crise, distinguons des effets de richesse financière et immobilière par pays et utilisons une mesure de la richesse agrégée et désagrégée pour comparer l’ampleur des effets entre pays.Nous montrons que depuis la crise financière de 2008, les méthodes classiques d’estimation par pays échouent à prévoir la consommation des ménages. Nous proposons donc une méthode d’estimation en panel, qui permet de mieux tenir compte des chocs communs, d’obtenir des équations valides et de mesurer les effets richesse y compris après la crise. Conformément à la théorie et à une partie de la littérature empirique, nous n’observons pas d’effet de richesse significatif sur l’immobilier. En revanche, l’effet de richesse financière brute est significatif dans tous les pays (à l’exception de l’Allemagne). Il est élevé en Espagne où il y a eu un éclatement de la bulle immobilière et financière en 2007, avec une élasticité de la consommation à la richesse financière brute de 0,19. Suivent les États-Unis, où le marché financier est plus développé qu’en Europe continentale (élasticité de 0,14), puis enfin la France et le Royaume-Uni qui affichent des effets similaires (élasticité de 0,09). |
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