Pétrole : du carbone pour la croissance
La chute du prix du Brent de 50 % en six mois ouvre des perspectives favorables aux économies importatrices de pétrole, à la condition toutefois qu’elle soit durable. À l’horizon 2016, la situation d’excès d’offre sur le marché, alimentée par le développement de la production de pétrole de schiste a...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2015
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | La chute du prix du Brent de 50 % en six mois ouvre des perspectives favorables aux économies importatrices de pétrole, à la condition toutefois qu’elle soit durable. À l’horizon 2016, la situation d’excès d’offre sur le marché, alimentée par le développement de la production de pétrole de schiste aux États-Unis et l’absence de réaction de l’OPEP pour contrecarrer cet essor, va dans ce sens. La production non-conventionnelle américaine, dont la rentabilité n’est plus assurée en deçà du seuil de 60 dollars le baril, subit certes le contrecoup de la baisse des prix, mais l’ajustement de la production d’ici à deux ans ne ferait pas remonter le prix à son niveau d’avant-choc.Les outils de modélisation opérationnels de l’OFCE, les modèles macro-économétriques pour l’économie française e-mod.fr et ThreeMe permettent d’évaluer les répercussions globales de ce choc sur l’économie, mais aussi les transferts d’activité d’un secteur à un autre ainsi que l’impact environnemental d’une consommation d’hydrocarbures accrue. En adaptant l’architecture de e-mod.fr aux caractéristiques de consommation, d’importation et de production d’hydrocarbures, les simulations ont été étendues aux grandes économies développées.À l’exception des États-Unis, l’impact positif est significatif et assez similaire pour tous les pays. L’économie américaine bénéficie, comme ses consœurs, des mêmes effets positifs, mais la chute du prix du pétrole, qui frappe de plein fouet l’activité de production de pétrole non-conventionnel, pèse sur la croissance et tempère l’effet final du contrechoc. Les variantes présentées ici produisent des résultats comparables à ceux issus des modèles utilisés par les grandes institutions internationales. Il en ressort que la baisse du prix du pétrole s’avère bien être un choc positif pour la croissance mondiale, mais malheureusement pas pour l’environnement. |
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