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Résumé Depuis l’été 2007, quatre chocs violents (financier, immobilier, de change et de pouvoir d’achat) affectent l’économie mondiale. La conjonction de ces chocs a cassé l’élan de croissance amorcé en 2006 en zone euro et hypothèque tout espoir de reprise en France en 2008 et 2009 En 2008, l’é...

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Bibliografiske detaljer
Auteurs principaux: Berisha-Krasniqi, Valdete, Bouët, Antoine, Mevel, Simon
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2008
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Résumé Depuis l’été 2007, quatre chocs violents (financier, immobilier, de change et de pouvoir d’achat) affectent l’économie mondiale. La conjonction de ces chocs a cassé l’élan de croissance amorcé en 2006 en zone euro et hypothèque tout espoir de reprise en France en 2008 et 2009 En 2008, l’économie française souffrira principalement de l’envolée du prix des matières premières, responsable du regain d’inflation qu’ont connu les économies occidentales. Absorbé principalement par les ménages, ce choc inflationniste, couplé à une détérioration du marché du travail avec notamment de très fortes destructions d’emplois aidés dans le secteur non marchand, contractera leur pouvoir d’achat et par là leurs dépenses. En 2009, le retour à la normale de l’évolution des prix des matières premières alimentaire et énergétique sera compensé par l’aggravation des crises financière et immobilière : l’immobilier européen donne à son tour des signes inquiétants. C’est le cas bien sûr en Espagne et au Royaume-Uni mais aussi, dans une moindre mesure, en France. Le prix de l’immobilier dans l’hexagone devrait connaître une correction significative d’ici à la fin 2009 (–15 %). Par ailleurs, si nous ne retenons pas, à ce stade, l’hypothèse selon laquelle la crise financière dégénèrera en crise systémique ou en « credit crunch », la grande lenteur dans la normalisation du marché interbancaire rendra toutefois plus difficile le financement des banques qui devraient durcir à nouveau les conditions d’accès aux crédits, incitant alors au désendettement des agents privés. Ce nouveau durcissement, dans un contexte de dégradation des profits anticipés et d’un fort endettement des entreprises, devrait inciter ces dernières à freiner leurs projets d’investissement. En moyenne annuelle, l’économie française devrait croître de 0,9 % en 2008 et de 0,7 % en 2009, après 2 ,1 % en 2007. Le taux de chômage devrait repartir à la hausse et atteindre 7,8 % à la fin de 2009. De son côté, le déficit public devrait dépasser la barre des 3 % du PIB en s’établissant respectivement à 3,1 et 3,5 % en 2008 et 2009.