L'électricité est-elle un bien public ?

RésuméLa fourniture d’électricité s’organise de plus en plus autour de marchés décentralisés encadrés par les règles de la concurrence. Or les pannes survenues sur les réseaux électriques dans certaines régions du monde ces dernières années suggèrent que ces règles ne sont pas compatibles avec la po...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Salies, Evens, Kiesling, Lynne, Giberson, Michael
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2007
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLa fourniture d’électricité s’organise de plus en plus autour de marchés décentralisés encadrés par les règles de la concurrence. Or les pannes survenues sur les réseaux électriques dans certaines régions du monde ces dernières années suggèrent que ces règles ne sont pas compatibles avec la position selon laquelle la sécurité d’approvisionnement en électricité est un bien public. L’objectif de cet article est de montrer que cette sécurité, et plus généralement la fourniture d’électricité, est un bien composite, à la fois public impur et privé. Il souligne le fait, apparemment occulté dans les débats publics actuels mais pourtant bien connu des gestionnaires de réseaux de transport, que la fiabilité varie géographiquement. Cela a des implications concernant la demande de sécurité d’approvisionnement. Alors que le caractère de bien public explique pourquoi certaines entreprises préfèrent que d’autres investissent pour maintenir un niveau de sécurité, le caractère de bien privé renvoie à l’existence de préférences différenciées pour cette sécurité.Le caractère composite de la fourniture d’électricité a des implications pour la politique de régulation de la sécurité d’approvisionnement dans le secteur de l’énergie électrique, ce que nous démontrons en nous appuyant sur le concept d’externalité politiquement pertinente. Les décideurs publics ne devraient pas, par exemple, chercher à faire payer à tous les usagers, et de manière uniforme, un investissement visant à améliorer la sécurité d’approvisionnement sur la seule base qu’ils en retirent un effet externe positif. Il est pertinent qu’ils paient pour cette amélioration seulement dans le cas où ce paiement viendrait affecter leurs propres décisions de consommation. Ce résultat suggère l’intérêt d’un marché de sécurité à la carte, complémentaire des marchés de gros, à condition que les coûts de transaction ne soient pas élevés.