La politique de change de la zone euro ou le hold-up tranquille de la BCE
RésuméLa question du choix du régime de change prend inévitablement de l’importance lorsque les économies nationales entrent en concurrence les unes avec les autres pour conquérir des parts d’un marché mondial ou régional de plus en plus intégré. Les pays de la zone euro sont ainsi directement conce...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2007
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | RésuméLa question du choix du régime de change prend inévitablement de l’importance lorsque les économies nationales entrent en concurrence les unes avec les autres pour conquérir des parts d’un marché mondial ou régional de plus en plus intégré. Les pays de la zone euro sont ainsi directement concernés par la question du taux de change. Cet article vise à s’interroger sur le statut institutionnel de la politique de change dans la zone euro et ses conséquences pour le dynamisme et la stabilité du cœur historique, économique et politique européen.L’euro n’est pas seulement une monnaie sans État. C’est une monnaie sans souveraineté. Faute de gouvernement politique, l’euro ne sert pas le projet européen. La responsabilité de facto univoque de la Banque centrale européenne à l’égard de la politique de change européenne a conduit à une gestion contre-productive de celle-ci, d’autant plus préjudiciable que les douloureuses transformations structurelles induites par la mondialisation contemporaine appellent en retour, de la part des politiques économiques, une facilitation et non un handicap supplémentaire. Combinée à l’absence de stratégie de croissance commune et d’instruments de coordination macroéconomique, l’auto-sanction européenne résultant d’une politique de change accaparée par l’objectif de stabilité des prix, a donné lieu à la mise en place de politiques de concurrence sociale préjudiciables à la croissance interne et à la stabilité régionale.Le paradoxe ultime de cette situation d’impuissance européenne tient à ce que et l’union monétaire et la mondialisation constituent une chance de retrouver la pleine maîtrise de la politique monétaire et de change pour les mettre au service de la croissance et du plein emploi. L’union monétaire prévient les attaques spéculatives tandis que la mondialisation contient la hausse des prix. |
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