Politiques monétaires : objectif prix
Résumé Les politiques monétaires se sont durcies dans la plupart des pays industriels au cours des derniers mois. C’est avant tout le cas aux États-Unis, où les taux des fonds fédéraux ont été augmentés de 0,75 % en juin 2004 à 4,75 % en avril 2006. La Banque centrale européenne (BCE) a commencé...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2006
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Résumé
Les politiques monétaires se sont durcies dans la plupart des pays industriels au cours des derniers mois. C’est avant tout le cas aux États-Unis, où les taux des fonds fédéraux ont été augmentés de 0,75 % en juin 2004 à 4,75 % en avril 2006. La Banque centrale européenne (BCE) a commencé à relever son taux directeur en décembre 2005, pour le porter de 2 % à 2,5 % en mars 2006. La Banque d’Angleterre a maintenu son taux inchangé à 4,5 % depuis août 2005, après avoir décidé une baisse de 0,25 point, mais elle avait été l’une des premières banques centrales à relever ses taux, dès février 2004. La Banque du Japon semble proche d’abandonner sa politique de taux 0 en vigueur depuis la fin 2001 et devrait commencer à relever ses taux au troisième trimestre 2006, si la sortie de la déflation se confirme. Dans une période de croissance soutenue dans la plupart des zones de l’économie mondiale, les autorités monétaires ont renforcé leur vigilance sur l’évolution des prix. La hausse des prix des matières premières, tout particulièrement celle, régulière, des prix du pétrole du début 2002 à l’été 2005 a conduit les banques centrales à accorder une vigilance particulière au risque d’inflation de second tour.
Si les prix du pétrole retrouvent bien des niveaux proches de 60 dollars au cours des prochains mois, la perspective d’une stabilisation, voire d’une décélération de l’inflation, conduirait les banques centrales des grands pays industriels à ne pas augmenter fortement leurs taux. Ainsi, la Réserve fédérale porterait son objectif de taux fédéraux à 5,25 % à la fin juin et commencerait à le diminuer au second semestre 2007, lorsque la croissance et l’inflation américaines ralentiraient. La BCE porterait son taux directeur à 3 % d’ici l’été et le maintiendrait inchangé ensuite. La Banque d’Angleterre abaisserait légèrement son taux directeur à l’été si la normalisation du marché de l’immobilier se confirme. La Banque du Japon porterait son taux directeur à 0,5 % à d’ici la fin 2006. Les évolutions des taux longs seraient en ligne avec celles des taux courts. Au total, les conditions monétaires seraient plus restrictives aux États-Unis et dans la zone euro à l’horizon 2007 qu’elles ne l’étaient en 2005.
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