La gestion des taux de change dans les pays émergents

Résumé Après les crises monétaires des années 1990, les pays émergents se sont ralliés à la flexibilité du taux de change. Celle-ci est-elle effectivement mise en pratique ? Ces pays ont-ils définitivement abandonné la gestion de leur taux de change ou s’agit-il en fait d’une gestion déguisée ? L...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Gharbi, Hanen
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2005
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Résumé Après les crises monétaires des années 1990, les pays émergents se sont ralliés à la flexibilité du taux de change. Celle-ci est-elle effectivement mise en pratique ? Ces pays ont-ils définitivement abandonné la gestion de leur taux de change ou s’agit-il en fait d’une gestion déguisée ? L’analyse des politiques de change d’un groupe de pays émergents récemment passés au flottement montre que, malgré les déclarations officielles, la gestion du taux de change reste le système de change dominant. La flexibilité de leur taux de change a certes augmenté après leur passage au flottement, mais leur système est plus proche du flottement géré que du flottement libre officiellement annoncé. Très ouverts aux marchés internationaux de capitaux, les pays émergents sont condamnés à la flexibilité de leur taux de change, mais, souvent, leur tendance à l’inflation, la dollarisation de leur dette (le péché originel) ou la fragilité de leur système bancaire les obligent à la gestion. Aussi n’ont-ils d’autre choix que de se déclarer en flottement et de continuer à gérer de facto leur taux de change. L’article met ainsi en évidence la peur du flottement, la peur de la gestion, la peur de l’appréciation et la peur de la dépréciation qui caractérisent les politiques de change des pays émergents dans un univers instable. Avec la généralisation des stratégies de ciblage d’inflation parmi les pays émergents, le débat ne porte plus sur le régime de change optimal, mais sur la politique monétaire optimale. Dans un régime de flottement, même si elle prétend viser un ciblage de l’inflation, la politique monétaire d’un pays émergent doit tenir compte des évolutions du taux de change.