Délocalisations et concurrence des pays émergents : mesurer l'effet sur l'emploi en France
Résumé De 1980 à 2002, l’industrie française a perdu 1 450 000 emplois. La croissance des importations en provenance des pays émergents dans les secteurs ayant perdu le plus d’emplois suggère que les délocalisations et le commerce avec ces pays pourraient en être responsables. Dans un premier temps...
Guardado en:
| Autores principales: | , |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2005
|
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Résumé
De 1980 à 2002, l’industrie française a perdu 1 450 000 emplois. La croissance des importations en provenance des pays émergents dans les secteurs ayant perdu le plus d’emplois suggère que les délocalisations et le commerce avec ces pays pourraient en être responsables.
Dans un premier temps, nous avons corrigé le chiffre brut des pertes d’emplois des effets de l’externalisation nationale et de l’intérim : le déclin de l’emploi industriel est alors ramené à 1 095 000 emplois. Les délocalisations vers les pays émergents sont mal mesurées, et n’ont provoqué que 50 000 pertes d’emplois entre 1995 et 2001.
Dans un second temps, nous avons donc passé en revue les études évaluant les pertes d’emplois industriels imputables à la croissance du commerce avec les pays émergents en général. Trois méthodes ont principalement été utilisées : la balance en emplois du commerce international, l’approche économétrique et l’utilisation de modèles macroéconomiques. Aucune de ces méthodes n’est pleinement satisfaisante. Elles indiquent qu’il y aurait aujourd’hui en France de l’ordre de 150 000 à 300 000 emplois industriels supplémentaires s’il n’y avait pas eu de croissance des échanges avec les pays émergents.
|
|---|