Peut-on recourir à la politique budgétaire ? Est-ce souhaitable ?

Résumé Au cours des dernières années, plusieurs arguments ont été avancés pour remettre en cause le recours aux politiques budgétaires dans une optique de stabilisation conjoncturelle. Les modèles inspirés de la théorie du cycle réel, qui postulent que l’économie est toujours dans une situation d’é...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Solow, Robert M.
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2002
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Résumé Au cours des dernières années, plusieurs arguments ont été avancés pour remettre en cause le recours aux politiques budgétaires dans une optique de stabilisation conjoncturelle. Les modèles inspirés de la théorie du cycle réel, qui postulent que l’économie est toujours dans une situation d’équilibre global, concluent certes à l’inutilité de la politique budgétaire ; mais, bien que dominant le paysage de la macroéconomie théorique, ils ne sont guère fondés empiriquement. De même, l’hypothèse d’équivalence ricardienne, qui nie tout effet des choix de financement public sur l’épargne nationale ne semble pas pertinente en pratique. Les arguments en termes d’économie politique, qui mettent en doute les capacités des élus à décider promptement et efficacement des modifications budgétaires souhaitables, sont sans doute beaucoup plus recevables. Ils conduisent à penser que les stabilisateurs automatiques budgétaires sont préférables aux politiques discrétionnaires. Mais la puissance de ces stabilisateurs automatiques dépend de la structure des systèmes de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques. Or ceux-ci ont été, notamment aux États-Unis, profondément modifiés depuis une vingtaine d’années, dans un sens qui a atténué la stabilisation automatique. Il apparaît souhaitable et possible d’en restaurer la puissance, par exemple en rendant les taux d’imposition et, éventuellement, certains transferts aux ménages variables en fonction de l’activité économique, selon des formules préétablies.