Les restructurations bancaires en Europe

Résumé Depuis le début des années 1990, le secteur bancaire européen a été le témoin de profondes restructurations, prenant la forme notamment d’une vague sans précédent d’opérations de fusions-acquisitions, dont les principales caractéristiques ont été : l’émergence de mastodontes bancaires à l’...

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Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Ayadi, Rym, de Lima, Pascal, Pujals, Georges
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2002
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Résumé Depuis le début des années 1990, le secteur bancaire européen a été le témoin de profondes restructurations, prenant la forme notamment d’une vague sans précédent d’opérations de fusions-acquisitions, dont les principales caractéristiques ont été : l’émergence de mastodontes bancaires à l’échelle nationale, le développement d’opérations de type paneuropéennes et la constitution de vastes conglomérats financiers européens. La déréglementation des activités bancaires, la globalisation financière, les innovations technologiques, l’impératif de création de valeur actionnariale et l’introduction de la monnaie unique sont quelques uns des principaux facteurs explicatifs du processus actuel de consolidation bancaire en Europe. Malgré une pause conjoncturelle en 2001, le phénomène en cours apparaît, à plus d’un titre, inévitable. Toutefois, jusqu’à présent, les fusions sont loin d’avoir prouvé leur efficacité économique. En effet, selon certaines études récentes, il semble que moins d’une fusion sur deux soit créatrice de valeur pour l’actionnaire. Dès lors, on peut s’interroger sur la rationalité économique de telles opérations ainsi que sur leurs réelles motivations. Cette question est d’autant plus cruciale que les restructurations bancaires semblent, en revanche, contribuer à l’augmentation des coûts sociaux collectifs. Le processus récent de consolidation du secteur bancaire européen, en poussant à l’homogénéisation des comportements bancaires, amène également à poser la question de l’émergence d’un modèle dominant de banque en Europe vers lequel la plupart des groupes bancaires et financiers s’orienteraient, et dont on pourrait dès à présent identifier les principales caractéristiques. Il semble néanmoins qu’il n’y ait pas aujourd’hui de norme et/ou règle stratégique unique permettant de garantir la réussite d’une banque en ce début de XXI e siècle. La seule certitude est que l’objectif de satisfaction de la clientèle et la logique de maximisation de la valeur actionnariale demeureront le socle et le point cible de toute opportunité et action stratégique à venir. En outre, alors que l’on s’achemine à moyen terme vers une accélération des opérations transfrontalières mais aussi inter-sectorielles, il paraît prioritaire de repenser le rôle des autorités de supervision prudentielle au sein de l’Union européenne. Pour assurer la sécurité bancaire et financière en Europe, il n’est en effet pas d’alternative à une véritable réforme structurelle des dispositifs prudentiels. À la subsidiarité aménagée et à la coopération multilatérale qui caractérisent la situation actuelle, nous proposons la combinaison de la centralisation géographique et du décloisonnement institutionnel.