Formation d'une entente dans un appel d'offres au premier prix et risque de détection exogène
Prises en étau entre leur alliance historique avec Washington et leur proximité géographique avec Pékin, les Philippines conduisent sous Marcos Jr. une politique de réalignement stratégique progressif vers les États-Unis et leurs partenaires indopacifiques, tout en maintenant des canaux de négociat...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2001
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Prises en étau entre leur alliance historique avec Washington et leur proximité géographique avec Pékin, les Philippines conduisent sous Marcos Jr. une politique de réalignement stratégique progressif vers les États-Unis et leurs partenaires indopacifiques, tout en maintenant des canaux de négociation avec la Chine. Face aux tactiques coercitives chinoises en mer de Chine méridionale, Manille a adopté une politique dite de transparence et multiplié les accords de défense – avec le Japon, la France, le Canada, l’Inde ou l’Allemagne – tout en modernisant ses forces armées et en densifiant le dispositif EDCA. La question de Taïwan est désormais assumée publiquement comme une préoccupation directe de sécurité nationale, marquant une rupture significative dans la posture philippine. Parallèlement, la crise iranienne et la dépendance énergétique de l’archipel relancent des projets d’exploration conjointe d’hydrocarbures avec Pékin dans les Spratleys, dont les précédents – JMSU et JDA – se sont tous soldés par des échecs. Les Philippines présidant l’ASEAN en 2026, elles devront arbitrer entre dissuasion et dialogue dans un environnement stratégique où leurs marges de manœuvre restent structurellement limitées par l’asymétrie de puissance avec la Chine et l’incertitude sur la fiabilité américaine.
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