Mécanismes de sécurisation des revenus pour les travailleurs précaires et qualité des relations sociales : une étude expérimentale

Cet article relate les résultats d’une expérience économique simulant le fonctionnement d’un marché du travail dual. L’économie, stylisée, est présentée aux participants de manière contextualisée, mettant en scène des travailleurs « permanents » et « temporaires » collaborant de façon répétée, pour...

Ausführliche Beschreibung

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Hauptverfasser: Couprie, Hélène, Peterle, Emmanuel, Tisserand, Jean-Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2024
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article relate les résultats d’une expérience économique simulant le fonctionnement d’un marché du travail dual. L’économie, stylisée, est présentée aux participants de manière contextualisée, mettant en scène des travailleurs « permanents » et « temporaires » collaborant de façon répétée, pour produire un bien public au sein d’entreprises. Nous comparons les contributions des travailleurs « permanents » et « temporaires » et mesurons l’impact de la mise en place de mécanismes visant à sécuriser le revenu des travailleurs précaires (assurance chômage, prime de précarité) sur la contribution de ces derniers au bien public, ainsi que sur la confiance interpersonnelle. La présence de travailleurs temporaires et permanents n’affecte pas la performance globale de notre économie ni la propension moyenne à contribuer pour le bien public. Bien que la diminution des inégalités puisse en théorie favoriser un environnement propice à la coopération, l’application de ces mesures, notamment via l’imposition de taxes ou l’introduction de primes à destination exclusive des travailleurs précaires, altère les incitations individuelles à contribuer. Nous constatons ainsi que les mesures de sécurisation des revenus pour les travailleurs précaires tendent à affaiblir les comportements de coopération dans notre cadre expérimental. Nous observons aussi que les participants accordent davantage leur confiance aux travailleurs permanents qu’aux travailleurs temporaires.