Hommage à Gilbert Abraham-Frois (1934-2024)
La réforme du congé parental de 2015 a réduit, pour les familles donnant naissance à un deuxième enfant ou plus, la durée d’indemnisation de ce congé de trois à deux ans s’il n’est pas partagé entre les deux parents. En mobilisant des données administratives exhaustives et en mettant en œuvre une mé...
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| Autores principales: | , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2024
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La réforme du congé parental de 2015 a réduit, pour les familles donnant naissance à
un deuxième enfant ou plus, la durée d’indemnisation de ce congé de trois à deux ans
s’il n’est pas partagé entre les deux parents. En mobilisant des données administratives
exhaustives et en mettant en œuvre une méthode de régression sur discontinuité, cet
article met en évidence des effets fortement hétérogènes de cette réforme selon les
caractéristiques des parents et le contexte local. Les mères ayant dû, en raison de cette
réforme, renoncer à une troisième année de congé parental indemnisé ont en effet des
profils spécifiques. Ces profils sont en outre très différents selon que les mères optent,
après la naissance, pour une interruption totale de leur activité (prise d’un congé
parental à temps plein) ou pour une réduction de leur offre de travail (prise d’un congé
parental à temps partiel). Alors que cette réforme n’a pas réellement encouragé les
pères à prolonger le congé parental de leur conjointe à temps plein, certains l’ont fait à
temps partiel. Il s’agit plus particulièrement de pères à revenus intermédiaires, dont la
conjointe perçoit des revenus élevés, salariés du secteur public et ayant accès à un
mode de garde. |
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