Wind of Change: How Climatic Disasters are Reshaping Opinions on Environmental Policy
Chaque individu aux États-Unis est exposé en moyenne à 9 désastres climatiques au cours de sa vie, dont les effets peuvent se faire ressentir sur la formation des attitudes politiques, en particulier dans le champ de l’environnement. A l’appui de données sur l’ensemble des ouragans, inondations et...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2023
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Chaque individu aux États-Unis est exposé en moyenne à 9 désastres climatiques au cours de sa vie, dont les effets peuvent se faire ressentir sur la formation des attitudes politiques, en particulier dans le champ de l’environnement. A l’appui de données sur l’ensemble des ouragans, inondations et tempêtes sévères ayant eu lieu entre 1953 et 2014, je montre que l’exposition aux désastres est un déterminant important du soutien aux actions publiques pour l’environnement, et qu’il persiste à travers le cycle de vie. Une déviation d’un écart-type de catastrophe climatique au cours de la vie augmente la probabilité d’exprimer une opinion pro-environnementale de 9 p.p. d’écart-type et celle d’exprimer des opinions libérales de 15 p.p. d’écart-type. Je montre que l’effet sur les opinions environnementales est canalisé par l’exposition directe à un désastre, i.e. dans le comté de la personne interrogée. L’étude des effets hétérogènes selon les lignes partisanes des répondants révèle que ce sont surtout les démocrates qui sont affectés par l’expérience de la catastrophe, en particulier ceux qui vivent dans des États Républicains. Ces résultats peuvent se lire à la lumière de la théorie du vote rationnel rétrospectif, puisque les électeurs sont plus susceptibles de punir les gouverneurs idéologiquement moins favorables à l’action publique suite à une catastrophe climatique. Ces résultats s’ajoutent aux évidences de la polarisation croissante des citoyens américains sur les questions d’environnement.
|
|---|