Dissocier la création monétaire des prêts bancaires : retour sur la proposition « 100 % monnaie » des années 1930
La crise financière mondiale de 2007-2008 a conduit à un renouvellement d’intérêt marqué pour la proposition de réforme « 100 % monnaie », héritée des années 1930, qui vise à dissocier la création monétaire des prêts bancaires en imposant 100 % de réserves sur les dépôts en compte courant. Cette idé...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2022
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La crise financière mondiale de 2007-2008 a conduit à un renouvellement d’intérêt marqué pour la proposition de réforme « 100 % monnaie », héritée des années 1930, qui vise à dissocier la création monétaire des prêts bancaires en imposant 100 % de réserves sur les dépôts en compte courant. Cette idée de réforme est cependant régulièrement sujette à confusion, étant tantôt assimilée à l’idée d’abolir l’intermédiation bancaire, tantôt à celle d’instaurer un currency board, lorsqu’elle n’est pas confondue avec la proposition plus récente du narrow banking. Pour cette raison, cet article entreprend d’en clarifier le concept et les objectifs, en revisitant les travaux des auteurs de cette proposition dans les années 1930 – Henry Simons, Lauchlin Currie et Irving Fisher notamment. Après un bref rappel historique de l’idée de « 100 % monnaie », nous en présentons les principaux arguments, puis discutons de ses implications pour le système de paiement, l’intermédiation bancaire, et le cadre institutionnel de l’émission monétaire. Nous concluons sur l’importance d’une clarification conceptuelle de cette idée de réforme au regard des débats dont elle continue de faire l’objet. |
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