An Army of Fighters for Freedom. The social environment of the first Mont-Pèlerin Society conference
Lors de la conférence qu’il donne à l’université de Stanford en 1944, Friedrich Hayek confesse vouloir lever « une armée de combattants pour la liberté ». Cette armée, il parvient à la mobiliser, quelque trois années plus tard, lors d’une conférence de dix jours dans les Alpes suisses, marquant la f...
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| Hoofdauteur: | |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2021
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Lors de la conférence qu’il donne à l’université de Stanford en 1944, Friedrich Hayek
confesse vouloir lever « une armée de combattants pour la liberté ». Cette armée, il
parvient à la mobiliser, quelque trois années plus tard, lors d’une conférence de dix
jours dans les Alpes suisses, marquant la fondation de la Société du Mont-Pèlerin. A
travers une exploration méthodique des usages adoptés par les participants et des
prises de position exprimées lors des débats, cet article se propose de passer les
troupes en revue, sous un angle à la fois historique, psychologique et social : un
groupe transnational de penseurs néolibéraux, souvent issus de l’aristocratie ou de la
bourgeoisie, et principalement orientés à droite de l’échiquier politique. Cette analyse
ne saurait toutefois conclure à un portrait parfaitement uniforme des débats. La présence de participants aux origines sociales plus modestes, généralement américains, a
su apporter une réelle diversité dans les échanges et contribuer à casser le discours
ambiant. Les discussions menées sur la redistribution et la pauvreté en sont l’exemple
le plus saillant : sous le feu de tirs nourris, Milton Friedman y présente notamment sa
célèbre proposition d’impôt négatif sur le revenu. |
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