The Ostrom Workshop: Artisanship and Knowledge Commons
Le présent article étudie le workshop animé, au sein de l’université d’Indiana, par Elinor et Vincent Ostrom, à partir des années 1970, comme un atelier, une fabrique collective et interdisciplinaire de savoirs. Il en retrace l’histoire, ainsi que les principales productions, en termes d’idées, d’ar...
Enregistré dans:
| Auteurs principaux: | , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2021
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le présent article étudie le workshop animé, au sein de l’université d’Indiana, par Elinor
et Vincent Ostrom, à partir des années 1970, comme un atelier, une fabrique collective
et interdisciplinaire de savoirs. Il en retrace l’histoire, ainsi que les principales productions, en termes d’idées, d’artéfacts et d’infrastructures de recherche. Ces productions
relèvent de trois procédés alternatifs de fabrication : la production en équipe, la coproduction et la production « liée ». La production en équipe, soit l’existence de collaborations scientifiques sur des projets communs, est largement mise en évidence dans la
littérature. Nous montrons, cependant, que le positionnement extra-départemental du
workshop, de même que son ethos de l’artisanat, l’ont grandement facilitée. La coproduction de savoirs a, quant à elle, été réalisée dans le cadre de partenariats actifs avec
des collectivités autonomes ou des agences locales de fourniture de biens collectifs.
Au-delà du simple audit des gouvernances existantes, ces collaborations avaient pour
vocation de façonner avec les partenaires une gouvernance appropriée, respectueuse
de l’esprit de coproduction de services publics défendu par les chercheurs du workshop
Ostrom. Enfin, une production liée et cumulative de savoirs, sous forme de produits
fatals, a conduit, au travers de projets de recherche individuels sur la gouvernance, à
l’émergence progressive d’un langage conceptuel et d’un cadre d’analyse des institutions : l’IAD ( Institutional Analysis and Development). |
|---|