Information and expectations in policy-making: Friedman’s changing approaches to macroeconomic dynamics
L’article montre comment Friedman en vint progressivement à incorporer le processus de formation des anticipations dans son analyse des déséquilibres macroéconomiques. Nous montrons que le jeune monétarisme de Friedman est basé sur un ajustement lent des prix et des salaires, en grande partie à caus...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’article montre comment Friedman en vint progressivement à incorporer le processus
de formation des anticipations dans son analyse des déséquilibres macroéconomiques. Nous montrons que le jeune monétarisme de Friedman est basé sur un
ajustement lent des prix et des salaires, en grande partie à cause de l’existence de
contrats de long terme. Quand il posa la question des anticipations dans ses travaux en
dynamique macro-économique, Friedman considéra d’abord des anticipations statiques. Au milieu des années 1960, sa critique « anticipationniste » de la courbe de
Phillips plaça au cœur de l’analyse l’idée que les agents privés ajustent progressivement leurs prévisions à un nouvel environnement informationnel. Néanmoins, les anticipations adaptatives impliquent un comportement rétrospectif (tournés vers le passé)
s’agissant de la structure des prix, sans tenir de l’effet probable d’une politique discrétionnaire sur l’état de l’économie dans le futur ; d’où les erreurs systématiques de
prévision commises par les agents économiques. Friedman prendra finalement en
considération des comportements prospectifs (tournés vers le futur) dans les années
1970s mais sans cependant adopter pleinement l’approche de la politique économique
par le courant des anticipations rationnelles. On peut trouver dans le monétarisme
tardif de Friedman un écho de son travail ancien avec Savage à propos des attitudes
face au risque, basé sur l’approche en termes de probabilité subjective. Mais ceci est le
résultat résiduel d’un processus extrêmement long. |
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