The Political Economy of Revolution and Institutional Change: the Elite and Mass Revolutions

Dans cet article nous interrogeons une difficulté profonde de la littérature économique portant sur les questions du conflit et de révolution. Le conflit en général et la révolution en particulier ne sont pas nécessairement négatifs ou le « côté obscur de l’intérêt personnel » ou de mauvaises choses...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Vahabi, Mehrdad, Batifoulier, Philippe, Da Silva, Nicolas
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2021
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Dans cet article nous interrogeons une difficulté profonde de la littérature économique portant sur les questions du conflit et de révolution. Le conflit en général et la révolution en particulier ne sont pas nécessairement négatifs ou le « côté obscur de l’intérêt personnel » ou de mauvaises choses. Ils peuvent être la source d’efficacité politique et économique en fonction de leur incidence sur le changement institutionnel. La révolution échappe à la dichotomie d’Hirschman sur les mécanismes correctifs, prise de parole ( voice) versus défection ( exit). Nous considérons la révolution comme un cri ou hurlement ( scream) qui conduit à rejeter les règles du jeu existantes et à proposer de nouvelles règles du jeu. Notre cadre théorique suggère que les révolutions sont une source d’innovation institutionnelle caractérisée par un processus de dé-institutionnalisation et de ré-institutionnalisation. La sélection adaptative, au sens de Veblen, fondée sur la différenciation, l’héritage et la sélection via une lutte pour la survie, fournit une explication endogène à ces processus. Nous explorons alors l’impact de la révolution sur le changement institutionnel en nous intéressant à deux types de révolutions, les révolutions d’élite et les révolutions de masse. Les premières sont dirigées par une fraction des anciennes élites, tandis que les secondes sont guidées par des groupes sociaux et des classes sociales qui étaient auparavant non dominantes. La Glorieuse révolution britannique de 1688 et la Révolution française de 1789 sont des figures emblématiques de ces deux types de révolutions. La séparation entre la propriété et la souveraineté a été accomplie par ces deux révolutions mais par différentes voies d’innovations institutionnelles. Nos références sur la Révolution britannique sont exclusivement limitées aux anciens et aux néo-institutionnalistes afin de discuter leur cadre théorique et une conception du conflit centrée sur la négociation. Notre analyse de la Révolution française s’appuie sur notre propre cadre théorique et sur les éléments de preuve empiriques disponibles dans littérature historique.