Boosts vs. Nudges from a Welfarist Perspective

Cet article procède à une comparaison de deux formes de politiques comportementales, les boosts et les nudges, du point de vue des questions normatives auxquelles elles doivent répondre. Ces politiques s’inscrivent toutes les deux dans une perspective welfariste, i.e. elles veillent à respecter...

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Autore principale: Grüne-Yanoff, Till
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article procède à une comparaison de deux formes de politiques comportementales, les boosts et les nudges, du point de vue des questions normatives auxquelles elles doivent répondre. Ces politiques s’inscrivent toutes les deux dans une perspective welfariste, i.e. elles veillent à respecter les attitudes subjectives et raisonnables des individus dans la détermination des jugements concernant le bien-être de chacun d’entre eux. Cependant, dans la mesure où ces deux formes de politiques comportementales affectent les comportements par des biais différents, leur adhésion au welfarisme n’induit pas les mêmes implications normatives. Les nudges affectent les comportements en agissant sur le contexte de choix en s’appuyant sur les résultats expérimentaux établissant une stabilité des relations entre les éléments du contexte et les comportements. Ce type d’intervention ne dépend pas du degré de compréhension ou de la participation active et volontaire des individus visés. Par conséquent, la justification des nudges repose sur la démonstration que l’intervention va permettre de corriger une erreur comportementale et effectivement mener à un meilleur résultat. Les boosts, quant à eux, affectent les comportements en améliorant les compétences des individus à la prise de décision via l’utilisation d’outils. Ce type d’intervention requiert la compréhension et la participation active et volontaire des sujets. Par conséquent, la justification des boosts ne dépend pas des questions normatives relatives à l’identification des erreurs ou à la détermination de l’amélioration effective du bien-être via l’intervention. Bien que les partisans des nudges puissent parfois répondre à ces difficultés normatives, il apparait que les boosts les évitent d’emblée. De ce point de vue, les boosts apparaissent préférables aux nudges.