Is Self-Reported Risk Aversion Time Variant?

Nous examinons des données longitudinales japonaises dans le but de vérifier si l’aversion au risque auto-déclarée par les individus varie au cours du temps. Dans la plupart des panels, les variables sur les préférences face au risque ne sont collectées qu’une seule fois (et ne sont donc observable...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Jung, Seeun, Treibich, Carole
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2015
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Nous examinons des données longitudinales japonaises dans le but de vérifier si l’aversion au risque auto-déclarée par les individus varie au cours du temps. Dans la plupart des panels, les variables sur les préférences face au risque ne sont collectées qu’une seule fois (et ne sont donc observables que dans une seule des vagues de l’enquête). L’aversion au risque auto-déclarée est alors supposée rester constante au cours du temps. Toutefois, il est intéressant d’étudier dans quelle mesure les chocs financiers et autres auxquels une personne fait face au cours de sa vie ne modifient pas son aversion au risque. Notre analyse empirique révèle que l’aversion au risque peut varier au cours du temps. Elle montre également que cette variation ne peut être uniquement attribuée à du bruit ou à des erreurs de mesure puisqu’elle est associée à des chocs de revenus. Cependant, les changements temporels n’expliquent qu’une faible part de la variation de l’aversion au risque observée. Les différences entre les individus en représentent quant à elles près de 50 %. En tenant compte du fait que les préférences individuelles face au risque sont en partie déterminées par des facteurs temporels, nous étudions la fréquence à laquelle il est préférable de collecter des mesures d’aversion au risque dans les enquêtes par panels s’étalant sur de longues périodes. Nos résultats suggèrent que le meilleur indicateur du comportement actuel des personnes est la moyenne de l’aversion au risque, où l’aversion au risque est mesurée tous les deux ans. Il est par conséquent recommandé d’introduire les questions concernant les préférences face au risque des individus tous les deux ans dans les enquêtes longitudinales.