Sovereign Risk Premium and Divergent Fiscal Policies in a Monetary Union

Pendant la crise de la dette souveraine de la zone euro, les prêteurs sur les marchés financiers ont exigé des primes de risque de défaut souverain plus élevées sur les titres émis par les pays, qui étaient désormais considérés comme trop risqués. Dans certains de ces pays (au premier chef, la Grèc...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Badarau, Cristina, Huart, Florence, Sangaré, Ibrahima
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2015
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Pendant la crise de la dette souveraine de la zone euro, les prêteurs sur les marchés financiers ont exigé des primes de risque de défaut souverain plus élevées sur les titres émis par les pays, qui étaient désormais considérés comme trop risqués. Dans certains de ces pays (au premier chef, la Grèce), la politique budgétaire n’avait pas été conduite en respectant les règles européennes. En particulier, le manque de discipline budgétaire provenait de dépenses publiques procycliques. La (sur) réaction des marchés financiers s’est traduite par une forte augmentation du niveau des taux d’intérêt à long terme dans les pays les plus touchés par la crise. Ces pays se sont retrouvés face à de plus grandes difficultés pour essayer de réduire l’endettement public. De plus, le coût d’emprunt pour le secteur privé a augmenté. Dans cet article, nous étudions les effets de chocs asymétriques provoquant une hausse de la prime de risque de défaut souverain dans un pays appartenant à une union monétaire. Nous analysons leurs effets sur l’économie du pays domestique (celui touché par le choc) et les effets de débordement sur le reste de l’union. Pour cela, nous construisons un modèle dynamique stochastique d’équilibre général (DSGE) d’une union monétaire à deux pays, qui est ouverte sur le reste du monde, et dans laquelle les pays membres sont différents au regard de la discipline budgétaire (comportement budgétaire procyclique/contra-cyclique). Nous montrons qu’un tel modèle est adéquat pour expliquer les mécanismes sous-jacents aux performances macroéconomiques divergentes des pays de la zone euro à la suite de la crise de la dette grecque.