La Suisse et la zone euro : votre monnaie, notre problème ? La possibilité d'un ancrage de jure

Avec les récentes tensions au sein de la zone euro, le franc suisse s’est fortement apprécié face à l’euro, jouant un rôle de monnaie refuge internationale. Même si la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne (UE), son degré élevé d’intégration de facto à celle-ci fait qu’une telle appréciatio...

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Main Authors: Guillaumin, Cyriac, Vallet, Guillaume
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2012
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Avec les récentes tensions au sein de la zone euro, le franc suisse s’est fortement apprécié face à l’euro, jouant un rôle de monnaie refuge internationale. Même si la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne (UE), son degré élevé d’intégration de facto à celle-ci fait qu’une telle appréciation se transmet à l’économie réelle. Ainsi, si l’indépendance et l’autonomie monétaires officielles de la Suisse en Europe ont des avantages, elles induisent aussi des coûts non négligeables, notamment liés au statut particulier du franc suisse. Nous étudions dans cet article l’opportunité et la viabilité pour la Suisse d’une intégration monétaire « médiane » à l’UE qui permettrait de desserrer cette contrainte extérieure du taux de change, à savoir un ancrage de jure du franc suisse à l’euro. Pour répondre à cette question, nous nous intéressons aux origines des fluctuations du taux de change du franc suisse à l’aide d’un modèle VAR structurel. Nos résultats montrent que la Suisse n’aurait pas intérêt à adopter un ancrage fixe de sa monnaie à l’euro. Si le choix d’un tel régime monétaire pourrait réduire à court terme la volatilité de la parité franc suisse/euro, il s’accompagnerait à moyen terme de coûts irréversibles importants.