Le cinéma est-il devenu un loisir de luxe ? Une étude économétrique de la demande Française

Cet article analyse la demande française de films en salle entre 1975 et 2004. L’article étudie le rôle de chacune de ces variables explicatives dans cette évolution (prix des places, revenu des consommateurs, concurrence du petit écran et de la vidéo), et mesure la sensibilité de la demande de ci...

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Päätekijä: Ragot, Sophie
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2010
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Cet article analyse la demande française de films en salle entre 1975 et 2004. L’article étudie le rôle de chacune de ces variables explicatives dans cette évolution (prix des places, revenu des consommateurs, concurrence du petit écran et de la vidéo), et mesure la sensibilité de la demande de cinéma à leurs variations de court et long terme. L’élasticité-prix obtenue montre que le cinéma est relativement proche des «  higher performing arts » de Throsby [1994]. Les élasticité-revenu du modèle viennent confirmer ce point de vue, puisqu’elles classent le cinéma parmi les biens de luxe. Pour ce qui est de l’impact de la télévision et de la vidéo, les résultats significatifs à long terme confortent leur impact négatif sur la consommation de films en salle. Regarder un film à la télévision ou avec la vidéo est devenu, semble-t-il, un moyen plus populaire que d’aller le voir dans les salles de cinéma. Le cinéma serait devenu un bien de luxe, perdant le statut de bien « forain » puis populaire qui fut jusqu’ici son apanage.