La concurrence entre monnaie interne et monnaie externe : le point de vue des deux circulations

Le modèle présenté dans ce papier étudie les différents équilibres d’une économie dans laquelle les agents peuvent choisir le moyen de paiement, la monnaie externe ou la monnaie interne, à utiliser dans leurs transactions. L’approche défendue ici est différente de celle qui pense la concurrence à pa...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autors principals: Cartelier, Jean, Rojas Breu, Mariana
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2009
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Le modèle présenté dans ce papier étudie les différents équilibres d’une économie dans laquelle les agents peuvent choisir le moyen de paiement, la monnaie externe ou la monnaie interne, à utiliser dans leurs transactions. L’approche défendue ici est différente de celle qui pense la concurrence à partir des fonctions d’intermédiation des échanges et de réserve de valeur de la monnaie. On peut interpréter la coexistence des monnaies en faisant appel à la conception « des deux circulations » présente chez Smith et Tooke : la circulation du revenu, entre entrepreneurs et salariés, et la circulation du capital, entre entrepreneurs. On établit que l’autorité monétaire a généralement les moyens d’imposer la monnaie externe dans la circulation du revenu quel que soit le choix des salariés mais non dans celle du capital. Si la moitié des entrepreneurs adoptent la monnaie interne, chacun deux aura intérêt à se conformer à ce choix quelle que soit l’action de l’autorité. Cette dualité de circulation est fondamentale pour expliquer l’équilibre désigné comme équilibre de Tooke : la monnaie externe est choisie pour la circulation du revenu, la monnaie interne, supposée moins coûteuse, dans celle du capital.