Russia’s Accession to the WTO
L’article traite des débats sur l’entrée de la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se sont déployés dans la presse écrite russe de décembre 2010 à décembre 2013. Les auteurs mettent en lumière les arguments initiaux des partisans et des adversaires de l’adhésion, les manières...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’article traite des débats sur l’entrée de la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui se sont déployés dans la presse écrite russe de décembre 2010 à décembre 2013. Les auteurs mettent en lumière les arguments initiaux des partisans et des adversaires de l’adhésion, les manières de présenter ces arguments dans les médias, et les différences de point de vue entre les milieux d’affaires, les politiques et les experts. Les auteurs analysent en particulier les changements dans le contenu de la discussion et l’espace discursif qu’elle occupe après l’entrée de la Russie dans l’OMC. Notre recherche sur la presse écrite montre que les opinions positives sur l’entrée dans l’OMC prévalaient avant son entrée en vigueur. Cependant, après l’entrée dans l’OMC, les opinions négatives ont commencé à dominer. Cela peut s’expliquer par le fait qu’avant l’entrée dans l’OMC, c’étaient principalement les politiciens et les officiels qui exprimaient leur soutien au projet, tandis qu’après l’entrée dans l’OMC, ce sont les avis négatifs de la communauté des hommes d’affaires qui ont prévalu. Les politiques et les officiels ont soutenu l’entrée dans l’OMC en s’appuyant sur des valeurs abstraites de “progrès”, et d’“ouverture du marché”, tandis que les opinions des hommes d’affaires (principalement dans le secteur agricole) prenaient en compte la non-compétitivité de leurs industries. Les campagnes médiatiques ont aidé certaines industries à forger des images de “victimes” (consécutives au renforcement du traité) afin de légitimiser le lobby industriel et le besoin de sub-ventions gouvernementales pour compenser les dommages causés par l’OMC.
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