La fabrique de la nation

Adoptant une approche à la fois sémiologique et ethnographique, cet article analyse deux étapes du processus de construction nationale au Kazakhstan – la production erratique des symboles officiels et les vecteurs ordinaires de leur appropriation. La nouvelle capitale Astana sert de prisme permett...

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Auteur principal: Fauve, Adrien
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Adoptant une approche à la fois sémiologique et ethnographique, cet article analyse deux étapes du processus de construction nationale au Kazakhstan – la production erratique des symboles officiels et les vecteurs ordinaires de leur appropriation. La nouvelle capitale Astana sert de prisme permettant de comprendre comment le réservoir de l’indépendance s’est constitué : le centre urbain du pays est peu à peu devenu le principal référent identitaire, tout en accueillant de nombreux emblèmes territoriaux ou historiques. Mais tout ceci ne s’est pas fait de façon linéaire. Passant en revue les symboles les plus fréquemment employés pour distinguer une communauté nationale et y ajoutant les objets matériels typiques de la ville-capitale, l’article montre également la reproduction subjective du sentiment national à travers des festivités officielles et ordinaires. En définitive, il fait ressortir les conditions d’émergence du sentiment national par une observation in vivo, quand les classiques du genre analysaient le passé.