Korine Amacher, Wladimir Berelowitch (eds), Histoire et mémoire dans l’espace post-soviétique. Le passé qui encombre, Institut européen de l’Université de Genève/L’Harmattan, 2014, 266 pages.

Après 1989, la volonté, tout à fait normale, d’effacer les mensonges et de renseigner les blancs de l’histoire de la période précédente a produit une interprétation de la République populaire de Pologne qui est excessivement unilatérale. Ce régime est ainsi présenté comme un système uniquement rép...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Sumpf, Alexandre
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2014
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Après 1989, la volonté, tout à fait normale, d’effacer les mensonges et de renseigner les blancs de l’histoire de la période précédente a produit une interprétation de la République populaire de Pologne qui est excessivement unilatérale. Ce régime est ainsi présenté comme un système uniquement répressif qui mettait en oeuvre des objectifs imposés par le Parti communiste le Parti ouvrier unifié polonais avec, derrière lui, le Parti communiste de l’Union soviétique et maintenait un état de conflit, tenace et permanent, avec la société. Cette interprétation est mise en avant dans des études de recherche, notamment au début de la décennie 1990, sur les crimes commis par le système stalinien et la répression exercée par celui-ci, et sur la résistance sociale et l’opposition politique à ce régime. Si le régime communiste en Pologne doit être condamné pour des raisons axiologiques, il fut, néanmoins, accepté ou toléré comme un fait dont il fallait prendre acte lors de la poursuite des “intérêts quotidiens”. En guise de démonstration, la notion de “petit individualisme” proposé par Winicjusz Narojek, un sociologue polonais, est utilisée pour conduire une analyse de la politique du logement dans les années 1970s.