Europe centrale, Europe de l’Est, « terres de sang » et autres « éclats d’empires » au XXe siècle.

L’écriture de l’histoire du XXe siècle est dominée par des histoires nationales et des perspectives géopolitiques qui mettent en avant les grandes puissances, ce qui rend marginaux les territoires situés entre Allemagne et Russie. Mais l’historiographie de cette zone depuis la fin du communisme ét...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Gradvohl, Paul
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2014
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:L’écriture de l’histoire du XXe siècle est dominée par des histoires nationales et des perspectives géopolitiques qui mettent en avant les grandes puissances, ce qui rend marginaux les territoires situés entre Allemagne et Russie. Mais l’historiographie de cette zone depuis la fin du communisme étatique en Europe a connu une évolution qui en fait un terrain fécond de réflexion utile aussi aux non-spécialistes. Revenir sur la définition du périmètre de l’Europe médiane montre combien la mise en espace fonctionne en écho avec le choix des acteurs mis en avant ou en retrait et induit une chronologie. C’est manifeste dans l’inscription des violences de masse des années trente et quarante dans un mouvement qui commence en 1905, et dans la façon dont le communisme a créé des conditions particulières de (non) prise en charge collective de celles-ci après 1945. Sur cette base il est proposé d’interroger les questionnements sur l’évolution de cette région pendant le long XXe siècle à l’aune de la brutalisation (Mosse) et de la gouvernementalisation (Foucault). Pour conclure les enjeux généraux d’une telle approche transnationale de la région sont présentés.