Le marché du travail dans les États baltes: De la flexibilité informelle à la flexibilité formelle

Depuis la restauration de leur indépendance en 1991, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont fait le choix d’une transition rapide vers l’économie de marché, adoptant les outils économiques libéraux qui ont entraîné un désengagement certain de l’État. Logiquement, l’on pouvait prévoir que l’évol...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Bayou, Céline
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Depuis la restauration de leur indépendance en 1991, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont fait le choix d’une transition rapide vers l’économie de marché, adoptant les outils économiques libéraux qui ont entraîné un désengagement certain de l’État. Logiquement, l’on pouvait prévoir que l’évolution du marché du travail dans ces pays se caractériserait par une grande flexibilité. Or, contre toute attente, la législation protectrice de l’emploi (LPE) y est solidement établie et rapproche les pays baltes des normes européennes, voire s’avère, sur certains points, plus protectrice que dans le reste de l’UE. Cette apparente sécurité de l’emploi est toutefois contrebalancée par un certain nombre de dérogations et de contournements qui octroient de facto aux employeurs une flexibilité informelle. Cette spécificité des marchés baltes du travail – sécurité et flexibilité – aurait sans doute pu permettre la mise en place du modèle de flexicurité mais, en aggravant les déséquilibres et les inégalités, la crise qui a éclaté en 2008 a offert aux dirigeants et employeurs baltes la possibilité de renforcer les tendances à la flexibilité, désormais assumée et légitimée par l’urgence de la situation.