Les limites physiques de la contribution du recyclage à l’approvisionnement en métaux
Le concept d’économie circulaire, qui vise à optimiser le recyclage et l’efficience de l’usage des ressources minérales non renouvelables, est souvent interprété à tort comme un concept d’économie fermée, autosuffisante, qui s’alimenterait en matières recyclées et n’aurait plus besoin de ressources...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2016
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le concept d’économie circulaire, qui vise à optimiser le recyclage et l’efficience de l’usage des ressources minérales non renouvelables, est souvent interprété à tort comme un concept d’économie fermée, autosuffisante, qui s’alimenterait en matières recyclées et n’aurait plus besoin de ressources naturelles primaires. Or, à l’échelle du monde, tant qu’il y aura croissance de la consommation d’un métal donné - ce qui est le cas de manière quasi continue pour la grande majorité des métaux depuis le début de l’ère industrielle -, il restera impossible de satisfaire la demande par le seul recyclage. Et le taux de croissance de la production minière nécessaire pour satisfaire cette demande devra mathématiquement rester au moins égal au taux de croissance de la consommation, et ce, même avec un taux de recyclage idéal de 100 %. Les enjeux du recyclage sont d’éviter le gaspillage de ressources non renouvelables et l’accumulation de déchets potentiellement gênants ou polluants. Mais le recyclage ne pourra pas éviter le recours aux ressources minières tant que les besoins continueront à croître à l’échelle de la planète. |
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