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La revue Solaria (Florence, 1926-1936), ouverte aux nouveautés européennes et perçue comme en rupture par rapport au passé, apparaît tributaire de la tradition humaniste et moraliste de la critique italienne. L’idée d’une liaison entre destructuration de la forme et dislocation du personnage associ...

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Auteur principal: Chèvrefils Desbiolles, Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La revue Solaria (Florence, 1926-1936), ouverte aux nouveautés européennes et perçue comme en rupture par rapport au passé, apparaît tributaire de la tradition humaniste et moraliste de la critique italienne. L’idée d’une liaison entre destructuration de la forme et dislocation du personnage associée à la mise en pièces de la notion de personnalité demeure étrangère aux préoccupations de la plupart des « Solariani », alors que le jugement moral, l’attention à l’homme, au contenu, reviennent en force. L’approche européenne de Solaria porte les derniers fruits de la réaction à l’essentialisme inspiré par Benedetto Croce et ancre pour longtemps dans la critique italienne une méfiance à l’égard des technicismes et psychologismes romanesques ressentis comme menaçants pour un art qui, dans l’esprit des « Solariani », devait « repart[ir] du cœur humain ».