L’anthropophagie tupinamba : quasi-potlatch de chair humaine et fait social total
Marquée du sceau de l’infamie en Occident, l’anthropophagie s’avère pourtant, à l’historien comme à l’ethnographe, une pratique ayant été partout répandue, avec des patries de prédilection : ainsi l’Amérique du Sud. En celle-ci, cette pratique organisait si bien nombre de sociétés – ainsi, celle tup...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Marquée du sceau de l’infamie en Occident, l’anthropophagie s’avère pourtant, à l’historien comme à l’ethnographe, une pratique ayant été partout répandue, avec des patries de prédilection : ainsi l’Amérique du Sud. En celle-ci, cette pratique organisait si bien nombre de sociétés – ainsi, celle tupinamba des côtes brésiliennes – qu’elle y apparaît comme un « fait social total » maussien. Mieux encore, l’excellente ethnographie des Tupinamba montre que, comme leurs vainqueurs, même les prisonniers mangés concevaient l’ordinaire « échange » anthropophagique sur le mode du « don/contre-don », fût-il agonistique. En découlait, fort loin de notre humanisme, une idéologie cohérente et « syncrétiste », installant l’être humain comme viande parmi d’autres, entre les esprits et les animaux. |
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