Ecorev’, « Aux frontières de la mondialisation », n° 46, 2018, 152 p., 10 euros.

Alors que se multiplient les constats de « crise » de la sociologie, l’article fait droit aux difficultés qui se posent sitôt que de tels diagnostics sont émis sans s’entendre au préalable sur ce qui constitue cette discipline. Faute d’en référer à un horizon définitoire commun, les mises en cause d...

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Auteur principal: Caillé, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Alors que se multiplient les constats de « crise » de la sociologie, l’article fait droit aux difficultés qui se posent sitôt que de tels diagnostics sont émis sans s’entendre au préalable sur ce qui constitue cette discipline. Faute d’en référer à un horizon définitoire commun, les mises en cause de la sociologie risquent fort bien d’en dire moins sur son état présent que sur l’incertitude qui frappe ses praticiens. C’est une leçon que semblent avoir tirée Bruno Karsenti et Cyril Lemieux dans leur ouvrage Socialisme et Sociologie (2017), en proposant trois critères réputés constitutifs de cette discipline. On éprouve ici la prétention totalisante de ces critères à travers une lecture critique du Danger sociologique (2017) de Gérald Bronner et Étienne Géhin. Nous montrons que l’essentiel de leurs thèses est traduisible dans les termes du triptyque considéré, que les auteurs rejettent pourtant et dont leurs contradicteurs, à tort nous semble-t-il, rappellent l’incompatibilité.