Qu’est-ce qui ne va pas avec le don chez Bourdieu ? Le don n’est pas un acte économique mais un opérateur politique
La conception du don de Pierre Bourdieu repose sur une double erreur. Celle de croire que la « vision subjective » du don serait exprimée au mieux par Jacques Derrida – qui ne veut voir de don, on le sait, que dans un don radicalement désintéressé, et même immotivé – et que c’est Gary Becker, à l’in...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La conception du don de Pierre Bourdieu repose sur une double erreur. Celle de croire que la « vision subjective » du don serait exprimée au mieux par Jacques Derrida – qui ne veut voir de don, on le sait, que dans un don radicalement désintéressé, et même immotivé – et que c’est Gary Becker, à l’inverse, le champion du néolibéralisme, qui dirait le plus justement sa « vérité objective » : le calcul. Or ces deux références sont également fautives. À la racine de cette erreur, le fait de penser le don dans le registre de l’économie alors qu’il ressortit au politique. |
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