Fortier Martin et Paquot Thierry, Ivan Illich, l’alchimiste des possibles, Lemieux éditeur, Paris, 2016, 358 p., 18 euros.

En se fondant sur l’ample théorie maussienne du don (mais on préfère ici le terme « échange ») et sur quelques propositions d’Alain Caillé et Thomas Lindemann, on soutient que le don quelconque, le potlatch agonistique et le sacrifice de la vie sont trois variantes, en ordre croissant, d’un même eng...

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Auteur principal: Caillé, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2017
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:En se fondant sur l’ample théorie maussienne du don (mais on préfère ici le terme « échange ») et sur quelques propositions d’Alain Caillé et Thomas Lindemann, on soutient que le don quelconque, le potlatch agonistique et le sacrifice de la vie sont trois variantes, en ordre croissant, d’un même engagement global des sociétaires, qui en attendent logiquement un retour. À cette aune, le potlatch apparaît comme une forme profane du sacrifice, et ce sacrifice un garant transcendantal du potlatch. On cherche à illustrer ces propositions en lisant la Grande Guerre comme un gigantesque potlatch, ce qui appelle un parallèle entre cérémonie commémorative du 11 Novembre et messe catholique : le poilu tué devenant un nouveau Christ, laïque mais non moins sacré.