Pourquoi je ne crois pas à la religion en général, ni même au religieux. Bref retour sur un parcours d’anthropologue

Pour éviter de parler de tout et de n’importe quoi à la fois, on a intérêt à donner un sens et un seul et non pas trente-six aux termes employés. Or, en « essentialisant » l’étymologie, si « être religieux » c’est « se trouver obligé à l’égard de l’autre que proprement humain », il y a des cultures...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Singleton, Michael
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2017
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Pour éviter de parler de tout et de n’importe quoi à la fois, on a intérêt à donner un sens et un seul et non pas trente-six aux termes employés. Or, en « essentialisant » l’étymologie, si « être religieux » c’est « se trouver obligé à l’égard de l’autre que proprement humain », il y a des cultures fondamentalement areligieuses puisqu’elles ne doivent rien au Tout qui leur donne tout gratuitement, et d’autres foncièrement irréligieuses puisqu’elles permettent à l’individu de tout prendre et de ne rien devoir à autrui qui n’est pas dans son intérêt. Ce qui laisse entre les deux le lieu proprement religieux du donnant-donnant maussien.